Lecture : 6 minutes Dans l’univers de l’horlogerie suisse, les véritables ruptures demeurent rares. Les innovations les plus marquantes apparaissent généralement lorsqu’une maison parvient à remettre en question l’un des principes fondamentaux de la mesure du temps sans sacrifier la lisibilité, la fiabilité ou la désirabilité de l’objet. C’est précisément l’ambition poursuivie par TAG Heuer avec le lancement de la Monaco Speed 12, dévoilée lors du Grand Prix de Monaco de Formule 1 Louis Vuitton 2026. Le choix du calendrier n’a rien d’anodin. Depuis plusieurs décennies, Monaco constitue l’un des territoires d’expression les plus puissants pour la marque suisse. La course représente à elle seule la synthèse de son héritage : vitesse, innovation mécanique, excellence technique et culture de la performance. Peu de maisons horlogères disposent d’une légitimité aussi forte dans l’univers du sport automobile. Mais derrière l’effet spectaculaire du lancement se dessine un message plus profond. La Monaco Speed 12 illustre la manière dont les maisons horlogères du groupe LVMH cherchent désormais à repousser les frontières traditionnelles de leur industrie en s’appuyant sur des collaborations internes capables de générer des innovations difficilement reproductibles. La nouvelle création est le résultat de plusieurs années de développement entre TAG Heuer et La Fabrique du Temps Louis Vuitton. Cette dernière s’est imposée au fil des années comme l’un des principaux laboratoires d’innovation horlogère du groupe, capable d’accompagner aussi bien les ambitions créatives de Louis Vuitton que les développements techniques de certaines autres maisons.…
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