Paris, le 15 janvier 2026 - Estimated reading time: 6 minutes Dans un secteur du luxe encore marqué par les contrecoups de l’inflation, le ralentissement chinois et une normalisation douloureuse des volumes, Richemont signe une séquence trimestrielle qui tranche par sa solidité. Au troisième trimestre fiscal clos le 31 décembre, le groupe genevois a enregistré un chiffre d’affaires de 6,4 milliards d’euros, en hausse de 11 % à taux de change constant, dépassant une nouvelle fois les anticipations du marché. Cette performance, portée par une saison des fêtes « exceptionnellement faste », confirme une réalité devenue centrale dans la hiérarchie du luxe mondial : la joaillerie demeure l’actif le plus résilient du secteur, capable de croître même lorsque la consommation discrétionnaire ralentit ailleurs. La joaillerie, cœur stratégique du modèle Richemont Avec une progression de 14 %, à 4,79 milliards d’euros, la division joaillerie — dominée par Cartier et Van Cleef & Arpels — concentre l’essentiel de la création de valeur du groupe. Dans un contexte de hausse durable des coûts des matières premières, Richemont parvient à préserver ses marges grâce à un pouvoir de fixation des prix rarement égalé. Pour Luca Solca, analyste chez Bernstein, la dynamique est sans ambiguïté : la joaillerie « se porte très bien et Richemont la domine grâce à ses marques ». Plus fondamentalement, le groupe réussit là où beaucoup de ses concurrents peinent encore : fédérer sous un même toit une clientèle ultra-haut de gamme et des consommateurs aspirants, sensibles…
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