Paris, le 16 février 2025 - Estimated reading time: 4 minutes Le conglomérat suisse Richemont a vu sa capitalisation boursière dépasser, pour la première fois, les 100 milliards de francs suisses (110 milliards de dollars). Cette performance est largement attribuée à la dynamique de Cartier, sa marque phare de joaillerie, qui continue de séduire une clientèle haut de gamme en quête de valeur refuge. Les actions de Richemont, contrôlées par le milliardaire Johann Rupert, ont enregistré une progression sur six séances consécutives, après l'annonce de résultats trimestriels supérieurs aux attentes. Cette embellie s'explique par la vigueur des ventes en fin d'année, période charnière pour le secteur du luxe. Le luxe dur, valeur refuge en temps d'incertitude La joaillerie et l'horlogerie, catégories regroupées sous l'appellation hard Luxury , se distinguent par leur résilience face aux aléas économiques. Contrairement à la mode ou à la maroquinerie, les bijoux sont perçus comme des actifs durables et transmissibles, attirant ainsi une clientèle aisée en quête d'investissements tangibles. Richemont, propriétaire de Van Cleef & Arpels et Cartier, bénéficie pleinement de cette tendance. Les analystes notent une forte demande en Amérique du Nord et en Europe, où les consommateurs ont poursuivi leurs achats de bijoux de luxe au cours du dernier trimestre. Cette dynamique contrastant avec la situation de Kering, dont la marque phare Gucci peine à renouer avec la croissance. La valorisation boursière du groupe français est ainsi tombée à environ 30 milliards d'euros, contre un pic…
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