Paris, le 01 octobre 2025 - Estimated reading time: 3 minutes La Commission européenne a validé mardi l’acquisition de Versace par le groupe Prada pour un montant de 1,25 milliard d’euros, levant les derniers obstacles réglementaires à une opération qui devrait être finalisée au second semestre 2025. L’exécutif bruxellois a jugé que la transaction ne posait pas de problème de concurrence, compte tenu des parts de marché limitées des deux maisons dans un secteur dominé par LVMH, Kering et Richemont. L’opération, structurée via Givi Holding, société mère de Prada, concerne la conception, la production et la distribution de produits de luxe. Elle s’inscrit dans un mouvement de consolidation accéléré, où les maisons de taille intermédiaire cherchent à renforcer leur poids dans un marché devenu global et très polarisé. Une étape stratégique pour Prada Avec ce rachat, Prada met la main sur une icône de la mode italienne, longtemps incarnée par Donatella Versace. Le groupe, qui contrôle déjà Miu Miu, Church’s et Car Shoe, veut diversifier son portefeuille en intégrant une maison dont l’identité créative tranche avec son esthétique actuelle. « Beaucoup pourraient penser que Versace est loin de notre univers, mais je crois que c’est un atout majeur pour notre groupe », a déclaré Lorenzo Bertelli, responsable RSE de Prada, soulignant qu’il n’existe « aucun chevauchement en termes de créativité et de clientèle ». Selon lui, l’acquisition est essentielle pour « toucher de nouveaux publics et véhiculer un message différent ». Une transition créative sensible Quelques…
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