Temps de lecture estimé : 6 minutes Article réalisé en partenariat avec The Off La publication des résultats du premier trimestre 2026 de Moncler Group intervient dans un moment charnière pour l’industrie du luxe. Après plusieurs années de croissance tirée par la demande post-pandémique, le secteur entre dans une phase plus sélective, marquée par une fragmentation géographique, une normalisation des volumes et une montée des exigences en matière de discipline opérationnelle. Dans ce contexte, la performance de Moncler ( +12 % à taux constants, à 880,6 millions d’euros ) ne constitue pas seulement un indicateur de résilience. Elle agit comme un révélateur d’un modèle en train de se stabiliser, voire de s’affirmer comme une alternative crédible aux architectures plus traditionnelles du luxe. Car la lecture la plus structurante de ce trimestre n’est pas celle de la croissance, mais celle de sa composition. Le groupe s’appuie désormais sur un triptyque clair : un ancrage asiatique fort, un contrôle accru de la distribution et une capacité à transformer la désirabilité produit en engagement communautaire. L’Asie, avec une croissance de +22 % pour Moncler et +25 % pour Stone Island , s’impose non plus comme un relais, mais comme le centre de gravité du modèle. Cette dynamique ne repose pas uniquement sur la reprise des flux touristiques, mais sur la consolidation d’une demande locale structurelle, en particulier en Chine et en Corée. À l’inverse, l’EMEA, en recul (-1 %), illustre la fragilité d’un modèle…
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