Paris, le 09 août 2025 - Estimated reading time: 3 minutes Le Mexique a ouvert un nouveau front dans la défense de son patrimoine artisanal en accusant Adidas d’appropriation culturelle. En cause : la « Oaxaca Slip-On », un modèle conçu par le créateur mexicano-américain Willy Chavarria pour Adidas Originals, qui reprend le tressage caractéristique des sandales huaraches, élément identitaire de la culture zapotèque de l’État d’Oaxaca. Les autorités locales affirment que la communauté de Villa Hidalgo Yalalag, à l’origine de ce savoir-faire, n’a donné aucune autorisation pour l’utilisation de son design traditionnel. Le gouverneur Salomón Jara Cruz a dénoncé « l’inspiration créative » comme justification insuffisante et rappelé que « la culture ne se vend pas, elle se respecte ». La présidente Claudia Sheinbaum a confirmé que des discussions étaient engagées avec Adidas en vue d’une compensation pour les artisans concernés et a annoncé un renforcement du cadre juridique afin de mieux protéger les expressions culturelles autochtones. Cette controverse s’inscrit dans une série d’actions menées par le Mexique contre des géants de la mode accusés de reproduire sans consentement des créations traditionnelles — parmi lesquels Zara, Shein, Carolina Herrera et Louis Vuitton. Pour les autorités, l’enjeu est double : préserver un patrimoine immatériel et garantir que les retombées économiques profitent aux communautés qui en sont à l’origine. Adidas, dans une lettre adressée aux autorités, a affirmé « reconnaître la valeur de la richesse culturelle des peuples autochtones » et…
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