Paris, le 26 février 2026 - 5 minutes Dans un environnement mondial marqué par la normalisation post-premiumisation et un ralentissement des volumes en Chine continentale, Moët Hennessy choisit la continuité stratégique plutôt que la rupture. La nomination de Thomas Bouleuc à la présidence de Moët Hennessy Diageo Japan n’est pas un simple mouvement managérial : elle constitue un signal fin envoyé au marché asiatique mature et à l’interne du groupe. Le Japon n’est ni un marché de croissance explosive ni un terrain de conquête rapide. C’est un marché d’influence, d’image et de discipline opérationnelle. Les vins et spiritueux y évoluent dans un environnement sophistiqué où la fidélité à la marque se construit sur le long terme, où la relation avec les distributeurs exige constance et crédibilité, et où la prime au premium repose davantage sur la profondeur culturelle que sur l’activation marketing. Affecter à Tokyo un profil ayant dirigé Armand de Brignac, piloté la stratégie globale de Moët Hennessy et exercé des responsabilités régionales en Asie du Sud-Est revient à traiter le Japon comme un actif stratégique, non comme une simple filiale commerciale. Le parcours de Bouleuc éclaire la logique du groupe. Son passage par McKinsey au début de carrière, puis une trajectoire ascendante au sein de Moët Hennessy - marketing, développement de portefeuille, direction régionale, direction générale, stratégie globale - dessine un profil rare : un dirigeant à la fois opérationnel et transformationnel. Son rôle récent de Vice President…
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