Paris, le 27 janvier 2026 - Temps de lecture estimé : 5 minutes La publication annuelle de LVMH intervient dans un moment charnière pour l’industrie du luxe. Après deux exercices marqués par le ralentissement de la demande mondiale, le groupe affiche une résilience opérationnelle supérieure à celle anticipée par les marchés. Un T4 qui marque un point d’appui Au quatrième trimestre, la croissance organique atteint +1 %, confirmant la dynamique observée au troisième trimestre. Cette performance repose principalement sur une amélioration sensible des tendances en Asie, et plus particulièrement sur le marché domestique chinois, où le groupe observe un retour progressif à la croissance après plusieurs trimestres de contraction. Cette inflexion, bien que graduelle, est stratégique : la Chine demeure un levier structurel de long terme pour le luxe mondial, tant en volume qu’en création de valeur. Pression sur les marges, discipline sur le cash Sur l’exercice 2025, le résultat opérationnel courant recule de 9 %, à 17,8 milliards d’euros, sous l’effet combiné : d’un impact de change défavorable, de droits de douane américains pesant sur les alcools premium, et de la hausse historique du prix de l’or, qui renchérit les coûts en joaillerie. Pour autant, la génération de cash flow disponible atteint 11,3 milliards d’euros (+8 %), traduisant une discipline financière intacte et une forte capacité d’autofinancement, rare à cette échelle dans le secteur. Lecture par métiers : contrastes mais cohérence Mode & Maroquinerie : recul des ventes en 2025, mais maintien d’une marge opérationnelle très élevée (35 %), reflet d’une désirabilité…
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