Lecture : 8 minutes LVMH ralentit pour mieux transmettre. Dans un secteur du luxe encore marqué par un cycle de normalisation de la demande, le leader mondial choisit de réduire volontairement l'ampleur de l'un de ses plus puissants dispositifs de communication institutionnelle. La sixième édition des Journées Particulières, organisée du 16 au 18 octobre 2026, ne cherchera pas à battre des records d'affluence. Elle ambitionne au contraire de restaurer ce qui constitue, aux yeux de Antoine Arnault, la véritable raison d'être de l'événement : offrir aux artisans de LVMH la possibilité de raconter eux-mêmes leur métier, leur geste et leur culture professionnelle. Ce changement de paradigme est loin d'être anecdotique. Depuis leur création en 2011, les Journées Particulières sont devenues l'une des plus importantes opérations d'ouverture culturelle jamais organisées par un groupe de luxe. Tous les deux ans, elles permettent au public de pénétrer dans des lieux traditionnellement fermés : ateliers de maroquinerie, manufactures horlogères, caves historiques, laboratoires de parfums, vignobles, maisons patrimoniales ou encore sièges de création. L'événement constitue ainsi une démonstration de puissance industrielle autant qu'une célébration du patrimoine immatériel construit par les soixante-quinze maisons du groupe. Mais la logique qui dominait les précédentes éditions s'efface progressivement. Après plusieurs années durant lesquelles le nombre de visiteurs, de pays participants et de sites ouverts étaient devenus des indicateurs de réussite, LVMH assume désormais une approche plus sélective. L'édition 2026 réunira 65 sites répartis dans onze pays, contre 96 sites…
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