Estimated reading time: 6 minutes Éditorial réalisé en partenariat avec The Off “I no longer necessarily dream of flying 150 days a year.” Chez Jean-Christophe Babin, la formule dépasse la simple fatigue d’un dirigeant aguerri. Elle marque un point d’inflexion. À 67 ans, après treize années à la tête de Bulgari, le dirigeant évoque un rééquilibrage de vie. Mais dans le même mouvement, il esquisse plus qu’une transition personnelle : une reconfiguration silencieuse du pouvoir au sein de LVMH. Car la succession chez Bulgari est, elle, déjà actée. Laura Burdese prendra la direction exécutive de la maison au 1er juillet, dans une logique de continuité maîtrisée. Babin, loin de s’effacer, conserve un rôle structurant au sein du groupe, notamment à la tête de la division horlogère. Une transition propre, sans rupture, qui sécurise l’un des actifs les plus stables du portefeuille. C’est précisément ce contexte qui donne tout son poids à la suite de sa prise de parole. Interrogé sur sa succession à la tête de la division montres, Babin ne contourne pas le sujet. Jean Arnault, 27 ans, serait “the perfect person to take over that division”. Il le décrit comme “very clever”, ajoutant qu’il “loves” et “understands watches”. Dans un groupe où les signaux publics sont rares et calibrés, la formulation n’a rien d’anodin. Le contraste stratégique est frappant. D’un côté, une maison - Bulgari - dont la trajectoire est sécurisée par une succession interne parfaitement orchestrée. De l’autre, une division horlogère plus…
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