Estimated reading time: 6 minutes Dans l'industrie du luxe, les transformations les plus décisives ne sont pas toujours les plus visibles. Elles ne prennent pas nécessairement la forme d'une nouvelle collection, d'un défilé spectaculaire ou d'une acquisition emblématique. Elles se jouent parfois plusieurs milliers de kilomètres en amont des boutiques, dans les vignobles, les pâturages, les exploitations agricoles et les territoires dont dépend la qualité des matières premières qui nourrissent l'ensemble de la chaîne de valeur. À l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement, LVMH a choisi de mettre en lumière l'agriculture régénérative. Le sujet pourrait sembler éloigné des préoccupations habituelles d'un groupe dont les activités couvrent la mode, la joaillerie, les parfums, les vins et spiritueux ou encore l'hôtellerie. Il constitue pourtant l'un des enjeux stratégiques les plus structurants pour les décennies à venir. Car derrière chaque création d'exception se cache une réalité souvent moins visible : la dépendance croissante du luxe à des ressources naturelles fragilisées par le changement climatique, l'appauvrissement des sols, la perte de biodiversité et les tensions sur les filières agricoles. Longtemps, les grands groupes ont abordé les questions environnementales sous l'angle de la réduction des impacts. Réduire les émissions carbone. Réduire la consommation d'eau. Réduire les déchets. Une nouvelle phase semble désormais s'ouvrir. L'ambition n'est plus seulement de limiter les effets négatifs mais de contribuer activement à la restauration des écosystèmes dont dépend l'activité économique elle-même. Cette évolution traduit un changement profond de perspective.…
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