Lecture : 13 minutes Les ventes des 25 principales marques de luxe en Chine ont reculé de plus de 10 % en juillet, selon des données de marché citées par Bloomberg, avec des baisses à deux chiffres pour Louis Vuitton, Dior, Gucci, Bottega Veneta et Balenciaga. Hermès serait passé de la croissance au recul, tandis que Chanel et Prada auraient nettement décéléré. Le signal dépasse le ralentissement de la consommation chinoise. Le durcissement engagé par Pékin sur les capitaux, les actifs offshore et leur fiscalité commence à atteindre directement les consommateurs les plus fortunés, au moment où la baisse des marchés financiers affaiblit leur effet de richesse. Après l'immobilier et la clientèle aspirationnelle, c'est désormais le sommet de la pyramide qui devient plus prudent. Cette évolution fragilise l'un des principaux arbitrages opérés par le luxe depuis la pandémie : moins dépendre du volume et concentrer davantage la croissance sur les VIC, les prix élevés et les catégories à forte valeur. Le recul d'Hermès, s'il devait se confirmer dans la durée, serait à ce titre particulièrement significatif. Le point décisif sera de distinguer un transfert des achats chinois vers l'étranger d'une contraction réelle de la dépense mondiale de cette clientèle. Dans le second scénario, Paris, Milan, Tokyo ou Hong Kong ne compenseraient plus mécaniquement la faiblesse du marché domestique. Qixi constitue désormais un premier test. L'absence de rebond en août malgré ce temps fort commercial renforcerait l'hypothèse d'un changement plus structurel.…
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