Paris, le 12 novembre 2023 Il y a quelques mois, un post de Guillaume de Lustrac (consultant en bilan carbone ) sur Linkedin a suscité un vif débat. Il révélait le refus de sa fiancée d'accepter un emploi à cause de l'exigence de déplacements aériens, en contradiction avec les prétentions écologiques de l'entreprise concernée. Cette anecdote souligne une problématique de plus en plus prégnante : la jeune génération au seuil de la vie professionnelle confronte les entreprises à leurs responsabilités écologiques. Dans un monde où les crises climatiques font les gros titres, les entreprises ne peuvent plus se contenter de déclarations superficielles sur leur engagement pour l'environnement. Les jeunes talents, armés d'informations et de convictions, questionnent, scrutent et, parfois, rejettent les offres d'emploi qui ne s'alignent pas sur leurs valeurs écoresponsables. Le refus de collaborer avec des entreprises impliquées dans l'armement ou le tabac, par exemple, est une réalité. Les candidats n'hésitent plus à décliner des propositions d'entretien, mettant les entreprises face à un dilemme : incarner réellement les valeurs qu'elles prétendent défendre ou risquer de perdre une génération de travailleurs qualifiés et passionnés. Les RH se retrouvent donc au cœur d'une transformation fondamentale. Les valeurs d'une entreprise, autrefois des lignes dans un rapport annuel ou des slogans sur un site web, sont désormais des critères décisifs dans l'attraction et la rétention des talents. Les jeunes professionnels recherchent une congruence entre leurs convictions personnelles et les pratiques de leur employeur…
Éditorial réservé aux membres
Cet éditorial est accessible uniquement aux utilisateurs disposant d’un compte.
Créez votre compte gratuitement ou connectez-vous pour poursuivre votre lecture.