Paris, le 07 décembre 2025 - Estimated reading time: 4 minutes Lorsque Tiffany & Co. a inauguré au printemps dernier sa boutique de la Via Montenapoleone après plus de deux ans et demi de travaux, le projet était déjà pensé comme un jalon stratégique. Son inscription aujourd’hui au palmarès du Prix Versailles 2025, l’une des distinctions architecturales internationales les plus sélectives, confirme l’ambition du joaillier américain : installer Milan comme un pilier de sa carte mondiale et affirmer une vision renouvelée du retail de luxe. Conçue par Peter Marino au sein du Palazzo Taverna (1835), la boutique est désormais le plus grand magasin Tiffany & Co. en Europe — près de 1 200 m² — et un marqueur visible de la montée en puissance du groupe dans les capitales culturelles L'espace s’apparente moins à un point de vente qu’à une mise en scène d’influences : dialogue entre patrimoine milanais et modernité new-yorkaise, transparences sculpturales, mise en lumière des savoir-faire et intervention d’artistes majeurs tels que Michelangelo Pistoletto, Urs Fischer, Julian Schnabel ou Daniel Arsham. Anthony Ledru, PDG de Tiffany & Co., a défendu ce projet comme un « carrefour culturel », positionnant la boutique non seulement comme vitrine commerciale mais comme instrument de rayonnement — un lieu qui ancre durablement la marque amid la recomposition géopolitique du luxe en Europe. Le propos de Peter Marino s’inscrit dans la même logique : Milan est décrite comme « un terrain idéal pour exprimer la grammaire Tiffany », faite de proportions, de lumière et d’un savoir-faire architectural…
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