Paris, 1er août 2024 — Estimated reading time: 4 minutes Le Japon est actuellement en proie à une vague de touristes avides de shopping, attirés par les prix réduits des articles de luxe, conséquence directe de la faiblesse historique du yen. Ce phénomène, qui s’est intensifié au cours des derniers mois, pose des défis inattendus aux grandes marques de luxe, notamment Louis Vuitton, Dior, et Fendi, appartenant au géant LVMH. La dépréciation du yen, ayant atteint son plus bas niveau en 38 ans par rapport au dollar le mois dernier, a provoqué un afflux massif de touristes, principalement en provenance d’Asie, venus profiter des bonnes affaires. Les prix des produits de luxe, des baskets de créateurs aux whiskies rares, sont désormais plus compétitifs au Japon qu’ailleurs, réduisant ainsi les marges bénéficiaires des entreprises. "Nous observons un déplacement significatif de nos activités de l’Asie vers le Japon. Cela a un impact déflationniste sur nos opérations en Chine, les clients retardant leurs achats locaux pour les effectuer au Japon." Jean-Jacques Guiony, directeur financier de LVMH Un exemple frappant de cette disparité de prix est le célèbre sac à main Alma BB de Louis Vuitton, vendu 14 800 yuans en Chine (environ 2 050 dollars), contre 279 400 yens (1 875 dollars) au Japon. Ce prix, encore plus attractif le mois dernier, souligne la pression exercée sur les marges des marques de luxe, incapables d’ajuster rapidement leurs prix en raison de la volatilité…
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