Paris, le 10 février 2026 - Temps de lecture estimé : 5 minutes En enregistrant une perte nette de 29 millions d’euros en 2025, contre plus d’un milliard d’euros de bénéfice un an plus tôt, Kering acte l’ampleur de la rupture engagée sous l’impulsion de son directeur général Luca de Meo. L’exercice n’est pas seulement celui d’un ralentissement conjoncturel : il marque l’entrée du groupe dans une phase de reconstruction stratégique, à la fois financière, organisationnelle et créative. Un quatrième trimestre moins dégradé que redouté Sur les trois derniers mois de l’année, le chiffre d’affaires atteint 3,91 milliards d’euros, en recul de 9 % à taux de change courants (–3 % à périmètre comparable). La contraction demeure significative, mais elle surpasse les anticipations du marché, qui tablaient sur une baisse plus marquée. Surtout, elle traduit un léger mieux séquentiel après un troisième trimestre encore plus dégradé. Cette dynamique, fragile mais tangible, constitue l’un des rares points d’appui d’un exercice 2025 dominé par les mesures correctives : fermetures sélectives de boutiques, ajustements d’effectifs, rationalisation des coûts et recentrage du portefeuille d’activités. Rentabilité sous pression, bilan consolidé Le résultat opérationnel courant chute de 33 %, à 1,63 milliard d’euros, tandis que la marge opérationnelle recule à 11,1 %, contre 14,5 % en 2024. Ces chiffres reflètent le double effet d’une base de coûts encore élevée et d’un mix marques défavorable. La cession annoncée de Kering Beauté - reclassée en activités abandonnées en amont de sa vente à L’Oréal - permet toutefois de clarifier le périmètre et de renforcer la…
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