Paris, le 05 janvier 2026 - Estimated reading time: 1 minute Depuis son arrivée à la tête de Kering, Luca de Meo a imposé une cadence nouvelle : décisions rapides, clarification des rôles, retour à une discipline d’exécution. Après avoir assaini la situation financière et freiné certaines ambitions de croissance externe, il prépare désormais une réorganisation en profondeur, au service d’un objectif central : réinsuffler de la désirabilité aux marques du groupe, en premier lieu Gucci. Les analystes décrivent une remise en ordre opérationnelle : réduction des niveaux hiérarchiques, plus grande exigence de performance, retour à la compétence plutôt qu’à l’ancienneté, et rééquilibrage du capital humain via des recrutements venus du secteur automobile, perçus comme porteurs d’une culture de rigueur et de process. ReconKering : urgence, lucidité et recentrage stratégique Le plan interne “ReconKering” fixe un horizon de 18 mois pour : rationaliser le réseau retail réduire la complexité organisationnelle clarifier les positionnements de marque instaurer une efficacité industrielle accrue accélérer l’intégration technologique (dont IA) renforcer la discipline sur les stocks et marges L’objectif : retrouver une trajectoire de croissance rentable sans sacrifier la créativité. Gucci, enjeu central Le consensus est clair : la crédibilité du plan sera jugée à l’aune de la renaissance de Gucci. Plusieurs défis se cumulent : désirabilité aspirationnelle en recul équilibre fragile entre entrée de gamme et haut de gamme mutation d’un modèle trop dépendant du prêt-à-porter statutaire rattrapage créatif par la concurrence Pour Francesca Bellettini, désormais aux commandes exécutives, la priorité sera de repositionner Gucci sur une trajectoire claire…
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