Paris, le 19 novembre 2025 - Estimated reading time: 5 minutes Kering entre dans une phase de restructuration déterminante. Dans une note interne détaillée et consultée par Reuters, révélée sous le nom ReconKering, le directeur général Luca de Meo esquisse une ligne directrice qui marque une rupture nette avec les cycles précédents : réduction des effectifs, contraction progressive du réseau de boutiques, révision du positionnement prix et recentrage sur les leviers de rentabilité. Après plus d’une décennie de croissance portée quasi exclusivement par Gucci, la maison mère de Saint Laurent, Bottega Veneta et Balenciaga admet désormais une dépendance devenue structurelle – et fragilisante. Une sortie de dépendance vis-à-vis de Gucci Luca de Meo reconnaît la nécessité de corriger la sur-exposition à Gucci, dont les ventes reculent à deux chiffres et dont les transformations successives n’ont pas encore trouvé leur rythme commercial. « Gucci store Via Condotti, Italy » / CC0 1.0 L’objectif est clair : redistribuer l’investissement marketing, créatif et opérationnel vers les autres maisons du portefeuille, à commencer par Saint Laurent et Bottega Veneta, identifiées comme les moteurs les plus solides du groupe. Balenciaga, toujours sous pression depuis 2022, fait également partie des priorités, avec un repositionnement produit et une gestion de l’image en cours de stabilisation. Cette stratégie vise à ramener Gucci au rang de plateforme de croissance, et non plus de colonne vertébrale unique – une distinction cruciale pour la valorisation boursière et la capacité du groupe à absorber des…
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