Paris, le 19 juillet 2025 - Estimated reading time: 4 minutes Alors que Luca de Meo s’apprête à prendre les commandes de Kering en septembre 2025, la gestion du dossier Valentino s’annonce comme l’un de ses premiers chantiers critiques. Bien que Mayhoola ait formellement démenti toute volonté de vendre sa participation dans la maison italienne, les tensions autour de cette acquisition pèsent sur la stratégie du conglomérat français, déjà fragilisé par la contre-performance de Gucci et une dette en expansion. Un dossier hérité, aux conditions financières contraignantes L’accord signé en 2023 sous l’impulsion de François-Henri Pinault prévoit l’acquisition de 30 % de Valentino pour 1,7 milliard d’euros, assorti d’une option d’achat obligatoire sur les 70 % restants d’ici 2028. Cette clause pourrait être activée dès mai 2026, exposant Kering à un passif estimé entre 4 et 6 milliards d’euros selon Bank of America, à un moment où sa dette nette excède déjà les 10 milliards d’euros. Valentino, présentée à l’origine comme le deuxième pilier de Kering aux côtés de Gucci, voit aujourd’hui sa rentabilité s’éroder : un chiffre d’affaires en baisse de 2 % et un EBITDA en chute de 22 % sur l’année 2024, à 246 millions d’euros. Le marché, désormais sceptique, a interprété l’arrivée d’Alessandro Michele – transfuge de Gucci – comme un pari incertain dans un contexte de désaffection pour les marques de mode traditionnelles. Une cession difficile mais perçue comme salutaire par les marchés Vendredi, les…
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