Paris, le 16 mars 2026 - 7 minutes Kering a choisi de donner un statut nouveau à la joaillerie. En annonçant la création de Kering Jewelry, le groupe français ne se contente pas de réorganiser un portefeuille de marques ; il consacre une activité qu’il entend désormais piloter comme un levier stratégique à part entière. La nouvelle entité regroupera Boucheron, Pomellato, Dodo et Qeelin, ainsi que les actifs industriels du groupe dans la catégorie, dont Raselli Franco Group, actuellement en cours d’intégration. Jean-Marc Duplaix en prendra la direction avec effet immédiat, tout en conservant ses fonctions de Group Chief Operating Officer. Les dirigeants des maisons de joaillerie lui seront directement rattachés. Le geste mérite d’être lu au-delà de l’organigramme. Dans un secteur du luxe plus volatil, plus dépendant des arbitrages géographiques et plus exposé aux cycles de désirabilité des grandes franchises mode, la joaillerie présente une promesse particulière : celle d’un métier où la rareté, la valeur patrimoniale, la profondeur artisanale et la discipline des volumes peuvent encore se conjuguer avec une croissance soutenue. En donnant à cette activité une structure dédiée, Kering reconnaît implicitement qu’elle ne relève plus d’une simple diversification, mais d’un champ de développement suffisamment dense pour justifier sa propre architecture de gouvernance. Le communiqué insiste sur la vocation de Kering Jewelry à opérer comme une “integrated platform” au service de ses maisons. L’expression n’a rien d’accessoire. Elle signale la volonté de mieux articuler création, capacités industrielles, excellence opérationnelle et allocation des ressources, sans…
Éditorial réservé aux membres
Cet éditorial est accessible uniquement aux utilisateurs disposant d’un compte.
Créez votre compte gratuitement ou connectez-vous pour poursuivre votre lecture.