Paris, le 14 février 2025 - Estimated reading time: 4 minutes Hermès, le sellier-maroquinier emblématique, confirme son ambition de s’imposer dans la haute couture à l’horizon 2026-2027. Lors de la présentation de ses résultats annuels, Axel Dumas, gérant du groupe, a officialisé cette incursion dans un univers ultra-exclusif, un tournant dans l’histoire de la maison française qui s’est historiquement distinguée par son excellence artisanale. Avec un chiffre d’affaires de 15,1 milliards d’euros en 2024 et une progression de 13 %, Hermès affiche une santé financière exceptionnelle. Sa division "vêtements et accessoires" a enregistré une croissance de 15 %, atteignant 4,4 milliards d’euros, soit près d'un tiers des ventes totales du groupe. Cette dynamique constitue un levier de croissance stratégique, qui motive aujourd’hui son passage à la haute couture. Un choix guidé par l’artisanat, non par le marketing "Ce qui nous intéresse dans la haute couture, c’est le savoir-faire. Nous avons déjà un niveau très élevé de qualité, notamment sur le cuir. L’idée nous est venue spontanément : pourquoi pas ?", a expliqué Axel Dumas lors d’une conférence avec les analystes. Contrairement aux expansions réfléchies de ses concurrents, ce projet est né d'une réflexion interne, sans réelle anticipation stratégique préalable. "Ce n’est pas une démarche dictée par le marketing, mais par l’envie d’explorer un savoir-faire unique", a-t-il insisté. Cette démarche s’inscrit dans une stratégie d’intégration verticale, un modèle qui a fait la force du groupe. "Nous avons toujours cherché à contrôler…
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