Estimated reading time: 13 minutes Harrods renoue avec les bénéfices en 2025, mais le retournement traduit avant tout une normalisation financière après les charges exceptionnelles liées à l’affaire Al-Fayed. Le grand magasin londonien a enregistré 1,09 milliard de livres de chiffre d’affaires, en progression de 1,2 %, sur les 52 semaines achevées le 1er février 2026. Le bénéfice avant impôts atteint 84,9 millions de livres, contre une perte de 36,5 millions un an plus tôt, exercice qui avait intégré une provision de 62,5 millions de livres liée au programme d’indemnisation des victimes d’abus historiques commis par Mohamed Al-Fayed. La performance sous-jacente est plus mesurée : le résultat opérationnel avant éléments exceptionnels recule à 172,3 millions de livres, contre 177,7 millions l’année précédente. Harrods affiche ainsi une activité globalement stable dans un marché mondial du luxe que Bain & Company et Altagamma estiment en recul de 1 à 3 %. Knightsbridge demeure le principal actif stratégique du groupe. Harrods poursuit ses investissements dans son flagship, avec la transformation des espaces de joaillerie, d’horlogerie et de mode féminine ainsi que la rénovation de ses infrastructures. Une stratégie qui vise à renforcer son statut de destination internationale du luxe alors que les grandes maisons développent parallèlement leurs réseaux propriétaires. L’exercice souligne également l’élargissement des enjeux de gouvernance. Harrods a déclaré deux incidents de cybersécurité en 2025, sans impact significatif sur ses opérations, tandis que le groupe poursuit la gestion des conséquences réputationnelles et…
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