Paris, le 03 décembre 2025 - Estimated reading time: 5 minutes Lorsque Luca de Meo a pris la tête de Kering en septembre, l’industrie a immédiatement scruté la direction qu’adopterait l’ancien directeur général de Renault pour tenter de redonner de la vitesse à un groupe dont la marque phare, Gucci, peine à retrouver son élan. La nomination, ce 1ᵉʳ décembre, de Gianluca de Ficchy comme nouveau directeur financier de Gucci constitue la première inflexion visible de cette reconfiguration stratégique : une approche plus industrielle, plus analytique et résolument orientée vers la performance du capital. Un profil « systèmes complexes » au service d’un navire amiral en difficulté Ancien CEO de Mobilize — l’entité de Renault dédiée aux services de mobilité, au financement automobile et à l’écosystème électrique — de Ficchy arrive avec un bagage rare dans la mode : la gestion de plateformes à forte intensité capitalistique, la planification financière long terme et la restructuration d’activités multi-verticales. Son expertise dans la redirection de modèles économiques « asset-heavy » vers des architectures plus agiles reflète précisément le type de savoir-faire que Kering semble désormais chercher à injecter dans Gucci. La marque italienne concentre plus de la moitié des profits du groupe. Or, depuis plusieurs trimestres, les signaux sont hésitants : traction commerciale affaiblie, besoin d’un nouveau récit esthétique, volatilité des marchés chinois, pression concurrentielle accrue sur le segment premium.Dans ce contexte, le choix d’un profil issu d’un secteur aux cycles longs…
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