Par-delà l’automobile, le Cavallino Rampante affine méthodiquement sa grammaire culturelle. Paris, le 09 février 2026 - Temps de lecture estimé : 5 minutes En ouvrant, le mois prochain, un flagship de 850 m² sur Old Bond Street, Ferrari poursuit une stratégie de long terme : transformer un capital industriel et sportif unique en une marque de style de vie pleinement autonome. Plus qu’un point de vente, cet espace londonien se veut une déclaration d’intention - à la fois architecturale, culturelle et stratégique. Installée à l’angle de Piccadilly, au sein d’un immeuble Queen Anne, la boutique s’inscrit au cœur du corridor le plus symbolique du luxe britannique. Le choix de Old Bond Street n’a rien d’anodin : ici, Ferrari ne cherche pas seulement la visibilité, mais la légitimation aux côtés des maisons qui façonnent depuis des décennies le récit du luxe européen. Un flagship pensé comme un atelier d’idées Le projet est né d’une collaboration étroite entre Rocco Iannone, directeur artistique de Ferrari Style, le cabinet berlinois Gonzalez Haase AAS et le studio milanais Formafantasma. Leur ambition commune : traduire dans l’espace les principes qui fondent l’ingénierie Ferrari - précision, tension des lignes, matérialité assumée - sans tomber dans la simple transposition automobile. La façade historique en pierre de Portland a été préservée, tandis que l’intérieur revendique une modernité radicale : sols en béton, vitrines en aluminium et verre, structures en acier inoxydable apparentes. Le Rosso Ferrari, omniprésent mais maîtrisé, agit comme un fil conducteur plutôt que comme…
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