Paris, le 10 février 2026 - Temps de lecture estimé : 5 minutes Dans l’industrie de la mode, les changements de direction créative ne se produisent presque jamais en vase clos. Ils fonctionnent comme des secousses sismiques : un mouvement initial, puis une série d’ajustements qui redessinent équilibres, langages et attentes du marché. C’est dans cette perspective qu’il faut lire le possible réalignement entre Alaïaet Ferragamo, avec Maximilian Davis et Sabato De Sarno au centre des spéculations. Une semaine après l’annonce du départ de Peter Mulier, attendu chez Versace sous l’impulsion de Lorenzo Bertelli, le poste laissé vacant chez Alaïa est devenu l’un des plus scrutés du secteur. Non par urgence opérationnelle - la maison parisienne bénéficie d’un positionnement créatif solide - mais en raison de la portée stratégique et symbolique du choix à venir. Alaïa après Mulier : la continuité comme stratégie Sous la direction de Mulier, Alaïa a retrouvé une centralité culturelle rare : silhouettes radicales, construction quasi architecturale du corps, désirabilité élevée et contrôle rigoureux de la distribution. Un équilibre qui a renforcé la marque sans la transformer en phénomène éphémère. Pour Richemont, propriétaire de la maison, l’enjeu n’est donc pas la réinvention, mais l’évitement d’une rupture de langage. Dans ce contexte, le profil de Maximilian Davis apparaît comme une option de continuité évolutive plutôt que de rupture. Né en 1995, formé à Londres et nommé à Florence en 2022, Davis a insufflé chez Ferragamo une vision claire : sensualité maîtrisée, tailoring épuré, dialogue constant entre héritage et…
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