Paris, le 20 janvier 2026 - Estimated reading time: 9 minutes À première vue, la dernière annonce de Dsquared2 ressemble à une séquence classique : nommer un·e nouveau·elle directeur·rice général·e, renouveler un partenariat industriel clé, et promettre un « nouveau chapitre » après une année d’incertitudes. Mais derrière les titres, la décision est plus structurante. Elle marque un recul net par rapport à une rupture stratégique envisagée — l’internalisation de la production — et un retour assumé vers le modèle qui a longtemps soutenu le déploiement international de la marque : une architecture de licence, adossée à Staff International, entité de production et de distribution contrôlée par OTB Group (Renzo Rosso). La nomination de Chiara Baravalle à la direction générale, à compter du 1er février, s’accompagne de la prolongation de la licence avec Staff International jusqu’à l’automne 2031. Ensemble, ces deux annonces actent une remise à plat de la gouvernance et des priorités opérationnelles, à un moment où de nombreuses maisons de mode de taille intermédiaire font face au même dilemme : préserver une identité créative forte tout en reconstruisant une capacité d’exécution robuste, dans un marché où l’échelle, la discipline capitalistique et la rigueur opérationnelle comptent autant que l’image. Un profil de direction construit pour la stratégie, pas pour la mise en scène Le parcours de Chiara Baravalle est notable par sa proximité avec les sujets de transformation, davantage que par la narration de marque. Elle rejoint Dsquared2 en…
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