Estimated reading time: 11 minutes Dolce & Gabbana a obtenu de ses banques une dérogation après le non-respect de ses covenants. Leur contrôle est suspendu jusqu’au 31 mars 2028, offrant à la maison du temps, mais ni réduction de dette ni résolution de ses difficultés opérationnelles. L’exercice révèle une situation tendue : chiffre d’affaires en baisse de 2 %, à 1,86 milliard d’euros, perte opérationnelle supérieure à 100 millions et dette financière nette portée à 464,5 millions. La beauté progresse, mais ne compense pas encore la faiblesse du cœur mode. En contrepartie du soutien bancaire, le groupe devra conduire des opérations financières extraordinaires et ramener son ratio dette nette/Ebitda sous 3. Les options comprennent des cessions immobilières, la monétisation de licences ou une ouverture du capital. Les 150 millions d’euros obtenus grâce à la prolongation jusqu’en 2050 de la licence lunettes avec EssilorLuxottica illustrent déjà cette stratégie : convertir des revenus futurs en liquidités immédiates, au prix d’une moindre flexibilité. L’indépendance de Dolce & Gabbana demeure juridiquement intacte, mais devient financièrement conditionnelle. Le véritable enjeu n’est plus seulement de refinancer la dette : la maison doit rétablir la rentabilité de la mode et sa génération de trésorerie avant 2028. À défaut, une recomposition de l’actionnariat ou de la gouvernance deviendra plus probable. Executive BriefPar la rédaction de M&Magazine Dolce & Gabbana a obtenu une dérogation de ses banques jusqu'au 31 mars 2028, mais doit effectuer des opérations financières extraordinaires. Le…
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