Paris le 14 janvier 2026 - Estimated reading time: 5 minutes Par la nomination d’Andrea Rigogliosi au poste de directeur général, Diesel ouvre un nouveau chapitre de son histoire récente, marquée par une gouvernance instable mais aussi par une renaissance créative remarquée. Près de trois ans après le départ d’Eraldo Poletto, cette arrivée vise à transformer un momentum stylistique en trajectoire économique durable, dans un contexte où le groupe OTB Group cherche à consolider son modèle et à restaurer de la lisibilité auprès des investisseurs. Rattaché à Ubaldo Minelli, PDG d’OTB, Rigogliosi hérite d’une marque redevenue culturellement centrale, mais encore fragile sur le plan structurel. Depuis une décennie, Diesel a connu une succession rapide de dirigeant·es, symptôme d’une recherche prolongée d’équilibre entre héritage, désirabilité et performance. Un profil calibré pour l’exécution Le choix de Rigogliosi tranche avec les nominations plus transitoires du passé. Ancien responsable mondial du retail et des activités commerciales chez Miu Miu, il s’est imposé comme l’un des artisans de l’ascension commerciale de la marque du groupe Prada, dont la dynamique auprès des jeunes générations est devenue une référence sectorielle. Son parcours est emblématique d’une génération de dirigeant·es formé·es à l’exécution dans des environnements complexes : président Europe chez Fendi, directeur général France, Monaco puis Italie chez Christian Dior Couture, après des expériences chez Poltrona Frau et L'Oréal Luxury Products. Autant de postes où la discipline retail, la lecture fine des marchés régionaux et la gestion d’équipes étendues ont été centrales. Pour Diesel, l’enjeu est clair : passer d’une…
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