Lecture : 7 minutes Le marché suisse de la haute horlogerie continue de redessiner sa carte des talents. Après plusieurs mois de transition à sa direction générale, De Bethune confie les rênes de la manufacture à Antoine Pin, dirigeant reconnu pour avoir construit sa carrière au sein des plus grandes maisons horlogères européennes. Derrière cette nomination se joue davantage qu'un simple changement de gouvernance : elle traduit l'évolution profonde des manufactures indépendantes, désormais confrontées au défi de concilier excellence artisanale, croissance internationale et préservation de leur singularité dans un secteur dominé par les grands groupes du luxe. Depuis sa création en 2002 par Denis Flageollet et David Zanetta, De Bethune n'a jamais cherché à devenir un acteur de volume. À rebours des stratégies industrielles traditionnelles, la manufacture suisse s'est imposée comme un laboratoire d'innovation où la recherche mécanique, la science des matériaux, l'architecture des mouvements et la poésie esthétique priment sur les objectifs commerciaux. Cette philosophie lui a permis de construire, en un peu plus de deux décennies, une réputation qui dépasse largement sa taille économique. Trente-et-un calibres développés en interne, huit brevets déposés, une identité stylistique immédiatement reconnaissable et une clientèle mondiale de collectionneurs ont progressivement fait de De Bethune l'une des signatures les plus respectées de la haute horlogerie contemporaine. Cette reconnaissance repose largement sur la personnalité de Denis Flageollet. Voir cette publication sur Instagram Une publication partagée par Louis Vuitton (@louisvuitton) Horloger, inventeur et visionnaire, il a…
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