Paris,le25 janvier2026 - Estimated reading time: 8 minutes Dans les salons feutrés de la rue Vivienne, Céline a choisi une forme de discrétion presque programmatique pour dévoiler sa collection Homme Automne 2026. Pas de défilé, pas de dramaturgie sonore, pas de mise en scène spectaculaire : des silhouettes suspendues à des crochets muraux, alignées avec la précision d’un vestiaire pensé pour être porté — et non seulement regardé. Ce choix de présentation dit déjà beaucoup de Michael Rider. Voir cette publication sur Instagram Une publication partagée par CELINE (@celine) À rebours d’une mode qui cherche souvent l’événement avant la cohérence, le directeur artistique américain préfère l’économie de gestes. Il avance par nuance, par réglage fin, par construction patiente. Il est facile d’oublier que Céline est encore une maison jeune sur le terrain du menswear. La ligne n’a que sept ans, née avec l’arrivée d’Hedi Slimane, et l’empreinte de cette période reste palpable, jusque dans l’architecture même du lieu : marbre imposant, accents Art déco, scénographie quasi institutionnelle. Slimane n’a pas seulement dessiné des vêtements ; il a bâti un système. Rider, lui, n’essaie pas de le renverser. Il le reconfigure. La collection Automne 2026 ressemble à un dialogue avec cet héritage, mais un dialogue où la voix change de timbre. Quelques traces demeurent — bottines pointues à talons cubains, jeans skinny — comme des citations dans un texte nouveau. Elles sont cependant largement supplantées par une autre idée de la…
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