Paris, le 21 janvier 2026 - Estimated reading time: 7 minutes Le secteur du luxe n’a pas commencé l’année sur une trajectoire sereine. Après une séquence 2024 marquée par l’atterrissage progressif de la demande et un durcissement des comparaisons, les premières séances de janvier ont remis sur la table une réalité que les investisseurs n’aiment jamais : le retour simultané de l’incertitude macro et du risque politique. Dans ce contexte, la publication de Burberry, ce mercredi, a eu valeur de test. Le groupe britannique a livré une activité légèrement supérieure aux attentes sur son troisième trimestre (octobre à fin décembre), tout en signalant une amélioration séquentielle en Chine — une donnée devenue centrale dans la lecture du marché depuis plusieurs trimestres. Résultat : Burberry a offert un point d’appui au compartiment, au moment où l’Europe du luxe cherche des signaux tangibles de stabilisation. Une séance sous tension : la politique américaine redevient un facteur de marché Depuis lundi, la nervosité s’est installée dans les valeurs luxe européennes, alimentée par de nouvelles menaces de droits de douane formulées par Donald Trump. Après avoir évoqué l’instauration de surtaxes sur plusieurs pays européens, le président américain a également agité la menace de mesures visant les vins et champagnes français — avec des chiffres variant selon les prises de parole, mais un message constant : la rhétorique protectionniste est de retour. Le sujet n’est pas seulement celui des volumes concernés, mais celui du précédent.…
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