Lecture : 6 minutes Le recrutement de Drieke Leenknegt au poste de directrice marketing de Balenciaga dépasse le simple remplacement d'une dirigeante. Il apporte un éclairage sur la manière dont les grandes maisons de luxe redéfinissent désormais la fonction marketing. À mesure que les frontières entre mode, sport, culture et divertissement s'estompent, les profils recherchés ne sont plus uniquement ceux ayant construit leur carrière dans le luxe traditionnel, mais des dirigeants capables d'orchestrer des communautés mondiales, de créer des phénomènes culturels et de transformer une marque en plateforme d'influence. L'arrivée de Leenknegt intervient à un moment charnière pour Balenciaga. Après plusieurs années marquées par une forte polarisation médiatique et une profonde réorganisation de son image, la maison entre dans une nouvelle phase sous l'impulsion de son directeur général Gianfranco Gianangeli. Celui-ci poursuit la recomposition de son comité exécutif tout en accompagnant les premiers mois de Pierpaolo Piccioli à la direction artistique. La nomination d'une responsable marketing possédant un ADN profondément international complète ainsi une gouvernance tournée vers la reconstruction du capital de désir de la marque. Le parcours de Leenknegt illustre parfaitement cette évolution. Ses vingt années passées chez Nike lui ont permis d'occuper des fonctions stratégiques sur trois continents, de l'Europe aux États-Unis jusqu'à la Grande Chine, l'un des marchés les plus sophistiqués au monde en matière de consommation digitale. Son passage à la tête de Nike Women en Grande Chine lui a offert une compréhension fine des nouvelles…
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