Paris, le 25 juin 2025 - Estimated reading time: 4 minutes Artemis, la holding de la famille Pinault, a levé 400 millions d’euros auprès d’investisseurs pariant sur une reprise significative de l’action Kering, malmenée depuis deux ans, dans la foulée de la nomination de Luca de Meo à la tête du groupe de luxe. L’opération prend la forme d’une obligation à taux fixe bonifiée par un mécanisme de performance : les investisseurs recevront un coupon annuel compris entre 1 % et 1,5 %, avec en sus un règlement en espèces si l’action Kering gagne au moins 35 % d’ici fin 2030. Aucun titre ne sera toutefois émis ou échangé. Selon les banques chefs de file, dont J.P. Morgan, la demande a dépassé le montant proposé, traduisant un regain de confiance envers la trajectoire stratégique de Kering. Luca de Meo, jusqu’alors à la tête de Renault, a été nommé la semaine dernière pour redresser un conglomérat fragilisé par les contre-performances de Gucci et une série de départs de créateurs. En deux ans, la capitalisation boursière de Kering a fondu de plus de 60 %, alourdie par des avertissements sur résultats successifs et une croissance atone sur ses principales marques. La levée de fonds intervient alors qu’Artemis fait face à une pression financière croissante. Sa dette consolidée s’élevait à 26,7 milliards d’euros à fin 2024, contre 24,9 milliards un an plus tôt. La dette long terme seule atteint 21,3 milliards d’euros, sans…
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