Lecture : 13 minutes La Chine et la Suisse ont conclu la modernisation de leur accord de libre-échange. Après signature, ratification et périodes de transition, 99,8 % des exportations suisses actuelles pourront entrer en Chine sans droits de douane, contre environ la moitié aujourd’hui. Le texte doit également améliorer l’accès des investisseurs suisses et couvrir les services, le commerce numérique, les règles d’origine et la concurrence. Pour l’horlogerie, l’accord peut réduire les coûts d’accès au marché chinois et donner aux maisons trois options : rapprocher les prix chinois de ceux pratiqués à l’étranger, protéger leurs marges ou réinvestir dans le retail, le digital et le clienteling. Le détail des lignes tarifaires et leur calendrier d’application restent toutefois à confirmer. Cette avancée intervient dans un marché dégradé. Les exportations horlogères suisses vers la Chine continentale ont reculé de 5 % au premier semestre 2026. La Chine, encore deuxième marché du secteur fin 2024, n’occupe plus que la sixième place. Parallèlement, le durcissement fiscal visant les grandes fortunes chinoises pèse sur les dépenses les plus visibles. L’accord améliore donc l’économie de distribution, mais ne résout ni la faiblesse de la demande ni la transformation du consommateur chinois. Le véritable enjeu sera l’utilisation de cet avantage par les maisons : baisse des prix, restauration des marges ou reconquête commerciale locale. Executive BriefPar la rédaction de M&Magazine La Chine et la Suisse ont modernisé leur accord commercial, permettant à 99,8 % des exportations suisses…
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